La musique gnaoua est imprégnée dans l’identité marocaine depuis plusieurs siècles. Toujours populaire et respectée dans le royaume, elle a une histoire multiculturelle qui traduit une richesse et une expérience qui transcende le temps et l’espace. Retour sur l’histoire de la musique gnaoua.

Les origines de la musique Gnaoua

Sa naissance est jusqu’à maintenant très floue, car elle est issue d’une culture rituelle très ancienne. Néanmoins, certains spécialistes de la question parlent d’un début au XVIe siècle. Les prédicateurs de cette culture rituelle sont principalement des descendants d’esclaves originaires d’Afrique subsaharienne, plus précisément de ce qu’on appelait l’Empire du Soudan occidental, anciennement en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Mali, Mauritanie…).

Pour faire de la bonne musique gnaoua, il faut…

  • une « troupe » : les plus communes sont composées de quatre à six personnes, mais cela n’empêche pas un artiste solo de se lancer dans ce style.
  • un « Mâalem » : il s’agit du maître de cérémonie et considéré comme le chef d’orchestre du groupe.
  • des instruments de musique traditionnelle : on a par exemple des « qraqeb » (des castagnettes en fer battu), un « guembri » (guitare en bois et en peau de dromadaire) et un « tbel » (tambour en terre cuite et en peau de chèvre)

Où écouter la musique Gnaoua ?

Au niveau des festivals et expositions, la musique gnaoua est très peu représentée à l’échelle africaine. Un seul festival est organisé à l’occasion : il s’agit du Festival Gnaoua et des Musiques du Monde d’Essaouira (Maroc), qui a connu cet été sa 20ème édition. On retrouve également des festivals dédiés à des sacrifices et des rituels appelés « Moussems », comme ceux d’Essaouira, Tanger ou encore Tameslouht, commune rurale proche de Marrakech.

Ces évènements prouvent que la culture gnaoua est imprégnée dans la culture marocaine. Le groupe le plus connu est Nass el Ghiwane (« les gens de la chanson » en arabe), groupe né durant les années 70 dans la ville de Casablanca. Il utilise les instruments de musique la culture gnaoua. Leur œuvre a été généralement engagée politiquement, pas seulement au Maroc mais aussi dans le monde arabe. D’ailleurs, durant le Festival du film de New York de 1981, le réalisateur américain Martin Scorcese les avait décrit comme les « Rolling Stones d’Afrique et du monde arabe » après les avoir découvert dans « Trances », un documentaire d’Ahmed El Maânouni dans lequel est filmé les concerts et l’intimité de ce groupe mythique du monde arabe.

Posted by:Anas Bakhkhar

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