Si vous ne connaissez pas Népal, il y a quelques raisons à cela. Caché au cœur du Dojo de la 75e session, l’artiste révolutionne le genre, en solo ou en featuring, en dévoilant une plume et des talents de musiciens rares de nos jours.

Népal, connu aussi sous le nom de klm ou encore sous le nom de Grand Master Splinter, est un rappeur et beatmaker parisien, membre du collectif 75e session et proche du collectif de l’Entourage, avec énormément de potentiel et de talent, qui vous surprendra plus d’une fois.

Très discret sur les réseaux, et dans la réalité, vous ne trouverez pas de photos de lui à visage découvert, car il tient à conserver une sorte d’anonymat que ce soit sur scène ou en vidéo. En creusant sur le net vous pourrez entrevoir son visage dans quelques vidéos de freestyle radio mais sans plus. Dans ses clips il apparaît soit cagoulé soit de dos. Il tient à cet anonymat qui en devient en fait son identité.
Pour décrire sa ligne artistique et son style un seul mot me viens à l’esprit: Spatiale. Ses morceaux et surtout ses clips nous transportent dans une autre dimension le temps d’une écoute et nous donnent envie d’y retourner encore et encore après la première écoute.

Nous allons plutôt parler en détail de son dernier projet sorti fin 2017, nommé 445e nuits, sortis exactement 444 nuits après 444nuits, son premier album, qui fait encore trembler les oreilles de ses fans. Le projet est certes sortis il y a quelques mois, nous nous devons de parler de cette pépite !
Sans aucune promo, Népal lance la sortie de son dernier projet, de la même manière que pour son premier album, un site internet avec un lien, rien de plus. On va droit au but.

1. Niveau 1 (prod. Stratega) | Premier track, premiers frissons. Niveau 1, produit par Stratega, est un morceau très trap, il nous fait directement entrer dans l’univers de Népal, et nous donne d’entrée de jeu la ligne directrice de l’album. Cette claque musicale fait office d’intro pour l’album. Très posé dans le flow et avec des paroles qui marque, le rappeur nous montre que le style multi-syllabique est un jeu d’enfant pour lui.

2. Maladavexa (prod. klm) | Je pense que c’est un de mes premiers coups de cœur. L’instru signé klm, est envoûtante. Une boucle de notes qui se répète encore et encore, une construction qui rappelle les instru boom bap à l’ancienne avec leurs 4 mesures se répétant sans cesse. Racontant son amour pour le rap, il entremêle cette passion avec son goût pour le vice. La cohésion parfaite entre le rythme, les vocales, les paroles, les rimes, et l’univers nous plonge dans le son et ne nous laisse pas nous en échapper, quitte à mettre en replay le son une bonne dizaine de fois. On en devient Maladavexa.

3. Love 64 (interlude) (prod. klm) | Un petit interlude qui fait du bien. Dans ce track, on a Népal qui s’adresse à un de ces potes et qui lui dit de se méfier de l’amour et des relations amoureuses. Au fur et à mesure du morceau on comprend que le rappeur se parle à lui-même.

4. Deadpornstars feat. Doums (prod. klm) | Premier featuring, deuxième coup de cœur. Deadpornstars est un morceau très trap avec un rythme lent mais très marqué. Le son commence par une sonnerie connue pour être une sonnerie de site de sex-cam. On est plongé dans une ambiance très spatiale et sombre. Même s’il a des apparences egotrip ce track aborde des sujets relativement graves: Donald Trump, l’argent, l’abus de la drogue, l’hypocrisie de l’être humain, la mort, les vices, la pornographie. Petit à petit le flow du duo nous rentre dans la tête, et comme Népal le dit si bien «J’suis dans ton veau-cer, Durden Tyler».

 

5. Jugements feat. 3010 (prod. klm) | Ce track a vraiment la position de morceau de transition entre la première partie de l’album, très sombre, très sale, et la deuxième partie du projet plus douce, plus calme. On est directement plongé dans une atmosphère apaisante et apaisée.

6. Insomnie (prod. klm) | On a ici une constante remise en question du rappeur. Il nous montre la facette de sa personne lorsque il est victime d’insomnie. Le manque de sommeil change les personnes, et surtout lorsque l’insomnie est due à certains problèmes personnels, comme exposé dans ce son. Il nous fait comprendre qu’il n’est jamais complètement satisfait de son travail.

7. Kodak White (prod. klm) | Voilà le moment de la berceuse de l’album. Vous vous surprendrez à vous endormir sur ce son dans le plus grand des calmes. Grosse référence à Kodak Black, Népal reprend son flow sur un de ses sons les plus connus No Flockin’. Dans ce track, Népal nous raconte le quotidien d’un «Jaune Blavan», donc le sien, «dans son tieks».

8. Kamehouse (prod. klm) | Conclusion de l’album et grosse référence à Dragon Ball et au Dojo de la 75e sess’. Un couplet unique avec un flow très calme et une instru planante. Il nous parle de son avenir en tant que rappeur et ce qu’il compte faire et ce dont il est capable. Il nous montre qu’il est prêt à monter en grade dans le monde du rap. Il nous dit surtout qu’il a fait des erreurs, des mauvais choix, qu’il y a eu des mauvaises expériences mais qu’il est prêt à continuer son art et le pousser à son maximum.

Après un album de certes seulement 8 titres mais d’une qualité notoire on attend Népal et son prochain projet. On ne peut qu’être impatient de le revoir, et impatient d’écouter de nouvelles pépites de sa part. Je vous laisse quelques liens en dessous de cet article pour pouvoir écouter 445e Nuits, et surtout for the culture !

http://444nuits.fr/

Posted by:Youssef Largueche

21 | From Tunis | Architecture Student | Musician | Music Lover

One thought on “Népal, une lumière dans la nuit

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