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C’est un ovni venu tout droit d’une autre planète que nous vous présentons-là. Avec ses sonorités hip-hop late 90s, new age, pop, électronique sorties des quartiers d’Harlem, Princess Nokia est  devenue l’ambassadrice du rap woke (conscient). Elle s’est imposée en quelques années comme une valeur sûre de la scène hip-hop underground. Mais qui est Destiny Frasqueri aka Princess Nokia?

Concerts fous aux quatre coins du monde

Ses concerts sont déjantés. On y sent la weed, l’alcool, la cigarette, la transpiration et la musique. Oui, la musique se ressent dès lors que vous entrez dans un show de Princess Nokia. Cette artiste portoricaine/afro-américaine réussit à amasser les foules aux quatre coins du monde. De Dubaï à Paris en passant par Londres, Shanghai et New York, dont elle est originaire, la rappeuse est demandée partout.

Cette prodige du hip-hop mêle politique et art dans des textes travaillés qu’il est difficile de comprendre à la première écoute. Sa musique est à l’image de sa personnalité : complexe et démesurée. Les maisons de disque se l’arrachent, mais elle préfère rester indépendante.

L’influence de Princess Nokia est retentissante dans les rues de New-York mais aussi dans le milieu universitaire. Elle est invitée à discuter de son statut de féministe intersectionnaliste à l’université de Brown et prend la défense de la communauté noire, arabo-musulmane et LGBT sur son compte Instagram (suivi par près d’un demi-million d’internautes).

Elle donne même des leçons de vie aux machos (elle avait eu l’audace de gracier d’un coup de poing un spectateur irrespectueux durant un concert et de balancer de la soupe chaude à la figure d’un homme qui proférait des propos racistes dans le métro de New York).

Princess Nokia a un visage doux mais une langue d’acier, ses paroles sont électriques et sensationnelles. 

Une musique empreinte de vécu

Elle n’est pas seulement rappeuse, c’est aussi une conteuse d’histoires. A travers sa musique, elle peint un paysage urbain, son paysage, celui dans lequel elle a grandi, entre les quartiers d’Harlem et du Bronx.

De maisons d’accueil en maison d’accueil (Foster Home), elle s’est forgée une personnalité de battante pour se défendre des abus subis lors de son enfance. Cette personnalité, on la retrouve dans des textes bruts, durs, réels et authentiques.

Destiny ne veut pas être glamour, elle ne rêve ni de strass, ni de paillettes, loin de là. Elle vit encore dans le Bronx, achète des Cheetos aux DELI, traîne avec ses amies d’enfance et continue de manger aux mêmes restos mexicains et chinois de la ville. Mais, à la différence de ses copines de quartier, elle doit assurer des shows à guichet fermé, rencontrer des créateurs de renommée mondiale et poser pour des marques de prêt-à-porter.

Princess Nokia sait qu’elle est prodige du hip-hop, elle connait sa valeur dans un rap game de plus en plus conformiste et n’hésite pas à le rappeler, notamment dans Kitana, titre issu de son nouveau projet 1992 Deluxe « I think I’m the shit and I never been a regular » (Je sais que je suis géniale, je n’ai jamais été conformiste).

Par cette revendication de pouvoir et de reconnaissance mi-exagérée, mi-légitime, elle place le rap féminin au même niveau que le rap masculin, parle de son vagin et de ses seins, fume des joints en plein concert et lance des fuck à tout-va. D’ailleurs, Kitana est le personnage féminin du jeu vidéo Mortal Kombat. Avait-on besoin de le préciser?

Chaque choix de mot est calculé et possède un sens second. Vous l’entendez parler de cul et d’argent? Ne vous fiez pas aux apparences, un message se cache derrière ces lignes provocantes. Le je-m’en-foutisme calculé de Destiny Frasqueri la rend encore plus intéressante.

Princess Nokia : entre ésotérisme et modernisme

La rappeuse met en avant son héritage portoricain à de nombreuses reprises. A travers le titre Brujas, elle nous fait découvrir la spiritualité et la magie caribéenne de sa grand-mère et de ses ancêtres.

Musique ésotérique, étrange, surnaturelle, elle nécessite une certaine initiation pour être comprise et appréciée à sa juste valeur. Elle réaffirme sans cesse sa fierté d’être afro-portoricaine et rend hommage à la diaspora afro-latino.

Dans Mine, Princess Nokia intime à son auditeur de ne pas toucher ses cheveux, qu’ils soient naturels ou coiffés de mèches. Elle estime que cela relève de son intimité. Ses cheveux ne sont pas un jouet, touchez les et elle vous en collera une.

Princess Nokia a été fortement influencée par l’environnement cosmopolite new-yorkais. Culture afro, culture queer (elle a collaboré avec le rappeur Mikky Blanco, autre phénomène de la scène hip-hop gay underground new-yorkaise), ratchet hoes, boujee bitches, dans ABCs of New York, elle dépeint le portrait complet et détaillé des habitants de la grosse pomme. Entre ados excentriques, skaters et policiers, elle n’épargne personne. Sa musique n’a rien à envier aux célèbres recherches anthropologiques et ethnologiques du XXème siècle.

Elle arrive à se glisser dans la peau d’une chercheuse afin d’offrir à nos oreilles un état des lieux de la situation de la femme de  couleur dans la grande métropole qu’est New-York. Les sociologues contemporains n’ont qu’à bien se tenir.

Posted by:Anas Daif

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